Dossier « Cartables »

Tout d’abord, merci de nous aider en complétant notre petite enquête sur le poids des cartables : cela nous aidera à savoir de quoi nous parlons précisément : c’est ici !!! Et si vous avez encore les listes de fournitures scolaires du début d’année, merci de nous les faire passer par mail !

La problématique

DosPour faire simple : tous les responsables (en tout cas tous les ministres successifs) sont d’accord pour dire que les cartables sont trop lourds (voir l’article Cartable : La position du ministère et des ministres), mais rien de définitif n’est fait ! Dans un accès de réalisme, le ministère s’est laissé aller à donner un chiffre : un cartable devrait peser 10% du poids de l’élève, soit environ 4 à 5 kilos… on est bien loin avec les 7-8 kilos régulièrement constatés !
Pour chercher à progresser, nous avons compilé quelques articles de presse (voir l’article Cartable : Ce qu’en dit la presse) qui donnent des pistes. Malheureusement, les actions qu’ils proposent sont à la marge, impactant principalement la partie la moins scolaire : le cartable en lui même et la trousse. Alors que le vrai problème se trouve dans le poids des livres, cahiers, classeurs et autres matériels.

Que faire pour alléger les cartables ?

En synthèse de notre article Cartable : quelles voies pour réduire le poids, les pistes pour réduire le poids des cartables sont :

  • harmoniser les fournitures : cahiers plus légers, matériels compatibles avec plusieurs matières ;
  • choisir des cartables légers et les plus ajustés possible ;
  • laisser des livres à la maison ou en classe ;
  • remplacer des livres par une tablette ;
  • avoir un casier où laisser les matériels inutiles à transporter.

Bien entendu, on peut aussi agir sur la posture, le maintien, les activités sportives, etc… pour compenser, mais il ne faut pas que ce discours serve à masquer le fonds du problème : à 7 kilos, même correctement porté, un cartable est trop lourd.

Nos actions jusqu’à présent

Après avoir interpellé à de nombreuses reprises la direction, nous devons reconnaître des améliorations :

  • pour les 5èmes, un certain nombre de matières permettent de laisser les livres à la maison ou en classe ; il faudrait que cela soit étendu aux autres classes ;
  • pour les 5èmes toujours, la fourniture des tablettes contribue à réduire les livres ; mais tous les enseignants ne l’utilisent pas, et la tablette pèse déjà près d’un kilo, sans compter que cette solution a d’autres inconvénients ;
  • les 6èmes ont des casiers, mais ce sont les seules classes. D’autres casiers devraient voir le jour, mais pas avant quelques mois.

Ce qu’il faut impérativement encore faire !

Bien évidement, le domaine à explorer reste celui du matériel scolaire. De nombreuses pistes :

  • bannir les cahiers trop lourds ! Le classique 192 pages en 24×32 pèse 720 grammes à lui tout seul. Alors que le même en 90 pages pèse 360 g, et en format A4 seulement 290g !!!
  • un protège-cahier… protège les cahiers… mais pèse 60g
  • un classeur permet plus de liberté (mais demande plus de soin) pour l’élève et pèse 140g, soit la moitié du poids d’un cahier, et ne nécessite pas de protège-cahier. En début d’année, c’est forcément gagnant.
  • un certain nombre de fournitures ne doivent plus être demandées par chaque enseignant mais faire partie d’un ensemble commun : cela évitera qu’un enseignant demande un crayon HB et un autre un critérium HB…

L’application systématique de ces quelques règles de bon sens doit permettre de gagner près de 2kg les jours chargés. Elle doit être mise en place pour la rentrée prochaine, même si cela demande aux enseignants de revoir à la marge leurs pratiques professionnelles. Rien de sérieux n’oblige à acheter 5 modèles différents de cahiers !

L’installation de casiers pour tous les élèves est aussi un moyen de leur permettre de s’organiser et de s’autonomiser. Enfin, le choix de livres disponibles sous forme informatique, permettant de laisser l’exemplaire soit au collège soit au domicile doit devenir la norme.

Nous allons demander à la direction de faire passer ces consignes aux enseignants. Nous serons attentifs aux listes de fournitures, et pourrons établir en début d’année prochaine un bilan par matière au regard de ces principes de réduction de poids pour protéger le dos de nos enfants.